Le corticosurrénalome, un cancer rare qui a récemment été au cœur de l’actualité grâce à l’actrice Émilie Dequenne, reste méconnu et soulève de nombreuses interrogations. Décédée le 16 mars 2025 à l’âge de 43 ans à l’hôpital Gustave Roussy, l’artiste a mis en lumière cette maladie agressive, dont elle avait révélé le diagnostic en octobre 2023. Malgré un espoir de rémission en avril 2024, ce cancer a fini par emporter cette icône du cinéma belge.
Qu’est-ce que le corticosurrénalome ?
Le corticosurrénalome, également désigné par le terme « carcinome corticosurrénalien », se développe au niveau des glandes surrénales situées au-dessus des reins. Ces petites glandes jouent un rôle crucial dans la sécrétion d’hormones régulant le métabolisme, la pression artérielle et la fertilité.

Cette tumeur rare émane du cortex surrénalien, l’enveloppe externe de la glande, et représente à peine entre 1 et 2 cas par million d’habitants chaque année. Elle se manifeste tant chez les adultes, généralement entre 40 et 50 ans, que chez les enfants, souvent avant 15 ans. Les études indiquent une prévalence plus marquée chez les femmes.
Symptômes et diagnostic du corticosurrénalome
Les signes cliniques du corticosurrénalome peuvent varier, mais ils incluent souvent :
- Rougeurs au visage et au cou
- Peau fine et grasse
- Développement de vergetures sur le corps
- Apparition de contusions inexpliquées
- Problèmes de sommeil et de mémoire, accompagnés de dépression
Le diagnostic de cette maladie s’obtient par un ensemble d’examens incluant des analyses sanguines, des examens d’imagerie tels que le scanner ou l’IRM, ainsi qu’une biopsie, qui confirme la présence de cellules cancéreuses.
Les traitements du corticosurrénalome
Le corticosurrénalome présente un risque élevé de métastases, ce qui en fait un cancer agressif. Les options de traitement visent à ralentir la progression de la maladie et à détruire les cellules cancéreuses. Les principales stratégies de lutte contre ce cancer incluent :
- Chirurgie : Lorsqu’elle est possible, l’ablation de la tumeur est privilégiée.
- Chimiothérapie : Utilisée pour réduire la taille des tumeurs.
- Radiothérapie : Pour cibler et détruire les cellules cancéreuses.
- Chimioembolisation hépatique : Un traitement spécifique pour cibler les métastases hépatiques.
Ce parcours de soins est souvent éprouvant, tant sur le plan physique que psychologique, d’où l’importance d’un soutien aux patients et amenons à une réflexion sérieuse sur la prévention et la sensibilisation face à ce type de cancer.
Le message d’Émilie Dequenne
Dans une interview accordée à France Inter en juin 2024, Émilie Dequenne a partagé sa perspective sur la maladie : « Le cancer n’est pas une maladie honteuse. On peut vivre des moments beaux, forts, magiques en dépit de la maladie. » Ces mots résonnent comme un appel à la résilience et à l’espoir face à ces défis médicaux souvent dévastateurs.
La recherche médicale et l’importance de la sensibilisation
La lutte contre le corticosurrénalome souligne la nécessité d’accroître les efforts en matière de recherche médicale et de sensibilisation envers les cancers rares. Il est crucial de rendre ce type de cancer plus visible afin d’optimiser la prise en charge et d’améliorer le pronostic des patients. En effet, la prévention, le diagnostic précoce et le développement des traitements demeurent des enjeux primordiaux.
| Aspect | Détails |
|---|---|
| Incidence | 1 à 2 cas par million d’habitants par an |
| Âge de diagnostic | Généralement entre 40 et 50 ans chez l’adulte ; avant 15 ans chez l’enfant |
| Risque de métastases | Élevé |
| Prévalence | Plus fréquente chez les femmes |
La collaboration entre cliniciens, chercheurs et communauté est essentielle pour améliorer le pronostic des patients atteints de ce cancer rare et pour développer des solutions innovantes.

